Clocher Saint-Géry
Houdeng-Goegnies


Eglise Saint-Géry
Houdeng-Goegnies

Adresse
Place de Goegnies
7100 La Louvière (Houdeng-Goegnies)

Renseignements
Unité Pastorale de La Louvière
064 21 34 41

Historique

L’église Saint-Géry était une chapelle qui dépendait de la paroisse d’Houdeng-Aimeries. Le collateur (protecteur de la paroisse, ayant le devoir de la défendre, de veiller à la conservation de ses terres et de ses revenus, de pourvoir à son entretien) en était l’abbaye bénédictine de Saint-Denis-en Brocqueroie (Mons.)

Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, il fallut reconstruire les églises d’Aimeries et d’Houdeng qui menaçaient ruines. Le monastère dut prendre en charge le coût total des constructions. Cette première église Saint-Géry, de style classique, se situait déjà Place d’Houdeng, à l’extrémité sud de l’actuelle rue de la Poste.

Le décret du 16 octobre 1803 (Organisation du nouveau diocèse de Tournai) a détaché Houdeng-Goegnies de sa paroisse-mère et l’a érigé en paroisse distincte, également succursale du doyenné du Roeulx.

C’est en 1900 que l’on envisage la construction d’une nouvelle église, vu l’état déplorable des bâtiments anciens et une population ayant très fortement augmenté. L’église actuelle est l’œuvre de l’architecte Fernand Bodson de Saint-Ghislain. L’emplacement choisi par le conseil communal est l’ancien cimetière situé au centre de la commune et désaffecté depuis le 31 décembre 1887.

A l’origine, le projet de l’architecte, daté de 1904, prévoyait la construction d’une église orientée ; l’entrée à l’ouest, le chevet et l’autel à l’est. Le Christ est la lumière qui naît à l’orient (est). Donc, on prie en regardant vers l’est. Le chevet devait se trouver du côté de la place. Mais un groupe de riverains adressèrent une lettre aux autorités communales afin de faire adopter un plan où la façade principale et l’entrée donnaient sur la place et non sur une rue arrière. La commune et la fabrique d’église se rallièrent à cette proposition. Les travaux de construction commencèrent en 1905. Le sanctuaire fut inauguré et consacré en décembre 1907 par Monseigneur Walraevens, évêque de Tournai.

La première église aurait, semble-t-il, été détruite en 1909.

Description

Si, de loin, l’on n’aperçoit guère de l’église que son élégante flèche octogonale, de près, on est immédiatement charmé par l’harmonie des proportions de ce monument et l’élégante parure que lui font ses soubassements, les bandeaux et ses corniches de pierres taillées qui tranchent si agréablement sur le rouge des briques.

La tour flanquée de tourelles symétriques et surmontée de sa belle flèche, avec son portail, sa grande verrière et ses abat-sons, est d’un effet ornemental puissant. Le portail abrite deux tables de pierre d’excellent style, portant gravés les noms des soldats et déportés morts pour la patrie.

A l’intérieur de l’édifice, on est frappé par la majesté souveraine de ce long vaisseau que baigne à toute heure du jour une lumière abondante et discrète qui semble venir de partout.

De splendides colonnes cylindriques à chapiteaux octogonaux en pierre bleue taillée et bouchardée (martelée par un marteau ayant une tête garnie d’un damier à pointes laissant des traces) soutiennent un clair étage à colonnettes engagées (à demi prises dans la paroi) et à fenêtres géminées (se dit de fenêtres groupées par deux sans être directement en contact, séparées par une colonne, par ex.). Ceci donne l’effet d’une nef centrale remarquable.

La nef compte, de même que les bas-côtés également voutés d’ogives, cinq travées débouchant sur un transept non saillant (les murs latéraux du transept sont dans l’alignement des bas-côtés) surbaissé (voûtes plus basses que les voûtes de la nef).

Le chœur, surbaissé et accosté de part et d’autre de sacristies, s’achève par une abside à trois pans, éclairée par trois lancettes (arc brisé surhaussé), d’égale hauteur.

Le transept est percé de chaque côté par trois lancettes, la centrale étant plus haute. Les vitraux du maître verrier bruxellois B.Bardenhewer ont été placés en 1911.

Le vitrail de Notre-Dame du Rosaire représente la Vierge à l’Enfant qui remet le rosaire à saint Dominique. Un jour, particulièrement découragé, il demanda à la Vierge de l’aider dans sa mission difficile. La Vierge lui conseilla de prier le rosaire et il fut largement exaucé.

Le vitrail de saint Géry représente le saint baptisant le corps lépreux d’un pêcheur.

A remarquer, toutes les fenêtres ont un ébrasement (partie verticale biaise située de chaque côté de l’ouverture vers l’intérieur) bordé de colonnettes engagées en pierre, ce qui confère une certaine richesse de conception.

Mobilier intérieur

Le décor intérieur est également de style néogothique.

La table de l’autel majeur est en marbre noir avec décors dorés. Les reliefs du retable représentent la Cène et les Noces de Cana.

Les portes du tabernacle montrent, à gauche, l’Agneau de l’Apocalypse et, à droite, le pélican nourrissant ses petits. C’est l’œuvre de A.Leynen, don d’Alphonse Haroy et Céleste Parée.

La table des autels latéraux est en marbre blanc et colonnettes de marbre rouge. L’autel latéral de droite représente saint Géry et celui de gauche la Vierge à l’Enfant. Tous deux sont bordés de chaque côté de deux scènes liées à la Vierge : la Vierge au temple et le mariage de Marie et Joseph. Ils ont été réalisés en 1909 par l’ébéniste-sculpteur tournaisien Achille Durieu Gahide. On retrouve ses œuvres dans de nombreuses églises : Ronquières, Ham-sur-Heure ainsi qu’à l’Abbaye de Maredret.

La dévotion à la Vierge de Lourdes :

Les nombreuses statues (sainte Rita, sainte Thérèse, saint Antoine, Sacré-Cœur de Jésus) ont été regroupées près de la Vierge à l’entrée de l’église pour favoriser la prière des passants. La Vierge repose sur un socle composé par les montants de l’ancienne chaire de vérité. L’ensemble est ceinturé par les bancs de communion.

La base des fonts baptismaux remonte au XVIe siècle. Ce serait le seul élément conservé de l’église détruite en 1909.

De grandes orgues sont placées en tribune au-dessus du portail.

Notes issues de la brochure par René Popeler, du dépliant Eglises Ouvertes et du site de la commune de La Louvière.

Galerie photos

Newsletter UP La Louvière

Pour vous tenir informé de notre actualité... horaires des messes, réunion, souper, ...